Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 04:03

 

Parler d’anorexie, c’est dévoiler l’existence de cette « Elle » qui est en moi. Ce lointain murmure qui se transforme  au fil des jours, en voix, en personne à part entière. C’est l’histoire d’une douce schizophrénie…  On s’y glisse avec douceur, cette réalité apaisante, cette petite bulle hors du temps.

Mettre des mots sur la maladie du silence… Cette amie dont on ne guérit jamais vraiment… On apprend à vivre ensemble, tentant de lui survivre… Dans l’enfer du contrôle, trouver un équilibre entre Elle et les Autres… Et toujours Moi au milieu…

Survivre à l’obsession de la nourriture…

Survivre à mon image déformée dans la glace tous les matins… A celle que me renvoient les autres, contradictoire. Et toujours ces autres qui s’opposent entre Moi et Elle…

L’anorexie, c’est l’incompréhension et la solitude…

Parler d’anorexie… Je ne trouve pas les mots... où du moins ils n'arrivent pas jusqu'à moi...

Par Arachnea - Publié dans : Textes En Vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 06:02

 

Quelques mots sur la toile. Entre doute et hésitation. Frustration de ne pas aller jusqu’au bout. Et la vie qui vous pousse parfois dans vos tranchements. Jusqu’à ce qu’on se pose les bonnes questions, trouver les réponses, ces décisions aussi difficiles à prendre qu’à assumer. Se sentir prêt. Prêt à affronter cette véritable phobie… Espérant presque la délivrance d’un échec… Celle de la réussite, d’être comprise, de se livrer  à moitié dévoilée…

Quelques mots sur la toile, aujourd’hui ne comblent plus le vide… Alors parfois dans un élan de désespoir, on se jette dans le néant, désirant le chao, sans vraiment savoir ce qui nous attend…

A la recherche de soi. Tout donner. Et attendre.

Du virtuel au palpable, quelques mots sur la toile, laissant place aux pages noircies de mes phrases.

Et un commencement… celui qui débuta par quelques mots sur la toile…

Par Arachnea - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 05:23

photo6_5.jpg

J’ai rêvé de toi. Cette nuit. Même aujourd’hui, les yeux grands ouverts, l’esprit ailleurs, près de toi.

J’ai rêvé, qu’on était toi et moi, réunies.

J’ai rêvé d’un baiser. Du tien. De tes lèvres. De mes joues brulantes. Mes mains tremblantes.

J’ai rêvé avoir eu envie. Te caresser, t’embrasser. Je ferme les yeux et j’imagine… Tes formes, ton corps, ton sourire, ton regard.

J’ai ouvert les yeux. Sans toi.

Je rêve de demain. Te revoir. Mon désir. Et toi. Si belle, la princesse de mes songes. Celle que je libère. Celle qui tombe dans mes bras… Et qui me donne ce baiser… Si ardemment désiré…

Ce baiser dont j’ai tant rêvé !

Par Arachnea - Publié dans : Textes En Vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 04:28

Envie de lâcher prise, de sombrer… Que l’insomnie m’abandonne, que la mort me sourit… Me rapprocher d’elle, pour m’éloigner de la Vie, de Moi…

 

Et cette peur grandissante, dévorante, de jours en jours, semaines après semaines, depuis des années que je marmonne, emprisonne mes mots, mon âme. Je n’y arrive plus. Ces mots tapissant les parois de mon labyrinthe intérieur.

Et la fuite éternelle vers cette utopie, cette ironie du bonheur.

 

Tout doit s’arrêter. Aujourd’hui. A cet instant. Cette seconde, et ne plus jamais revenir en arrière. De cette bulle, de mon univers, je bâtirai une muraille entre le monde et Moi. Ne s’en échappera que les lettres de ma douleur, du labeur, de la construction de mon tombeau aux allures du Taj Mahal… Pour reposer ma sépulture, cette tombe à ciel ouvert, sous les étoiles d’une nuit sans lune, d’un matin sans soleil assombri par la tristesse d’un nuage. Le jour où mon Ange Noir m’emportera, vers la Terre des Ombres…

Et je marque ce jour d’une première pierre…

 

Chaque jour, je meurs à petit feu, alors que je nais à peine… Etrange sensation d’avoir à conter son propre déclin vers une issue fatale, l’accompagner…

Ne jamais s’arrêter d’écrire, rallonger le temps, plonger dans l’oubli d’un moment, expirer le dernier souffle et partir.

Partir et raconter le monde.

Décrire chaque larme et la douleur de la tristesse.

 

Et le froid. Ma vie, trois point de suspension… suspension du temps, de l’humainement acceptable et de la mort subite de l’esprit. Et parenthèse. Ma vie. Parenthèse. Trois points de suspension. Parenthèse. Des larmes et du silence.

 

La peur d’écrire. La peur des mots. Celle des paroles. Celles qu’on prononce et qu’on entend. Alors que les silences et l’apaisement sont seuls attendus. Chercher à comprendre, expliquer ce qui ne peut l’être, ce qui ne cherche pas à l’être.

 

Une lettre. Un mot. Et des milliers, et une vie qui bascule. Sentir le sol se dérober sous ses pieds, comprendre le changement sans pouvoir l’arrêter. Et une petite voix au fond de soi… « Tu le savais, tu l’as redouté, tu l’attendais… » Dans le doute, l’appréhension, mais la souffrance du déni, la frustration, l’émotion contenu… Et ce vide au fond, rempli de mots superposés, écrasés, juxtaposés, entremêlées…

La déraison… et comment remettre de l’ordre ? Les mots se bousculent, les larmes coulent, le flux et trop fort et je ne contrôle plus rien. Je le savais. L’hémorragie… celle d’une vie restante…

Perte de contrôle. Le vertige.  Et ce froid. Ce petit matin d’avril.

Rendez-moi ma folie…

 

J’ai froid. Le sommeil ne veut toujours pas de Moi. Mes larmes coulent à l’intérieur noyant mon cœur… Mes poignets tailladés vomissent mon sang, mais rien ne se voit. Ma tristesse enveloppée de barbelés trouve refuge dans une petite mare de sang, tout près d’un cœur se vidant de sa vie, goutte après goutte…

 

Je divague, non sens… Etrange moment… La peur des mots trop timides… Des doigts ankylosés…  A ne plus savoir comment écrire les lettres… Mais rien de tout cela n’arriva.

Pourquoi  tout ce silence, tout ce temps perdu, à rattraper… Il y a sept ans déjà que pas une page ne fut salit, souillée, mortifiée…

 

Je veux rester éternellement dans ma bulle. J’y suis si bien. Cette chaleur, cette douceur. Ma sécurité.

Et l’humain inexistant et cette quiétude furtive…

 

Et voilà que Morphée s’approche. C’est si cruel. Aujourd’hui que je suis prête. Il me tend à nouveau sa main. Mon insomnie me caresse le visage et je ressens sur ma joue la douceur de sa peau. Ses lèvres sur mon front et mes larmes ne peuvent la retenir. « Ne m’abandonne pas. » Mais sereine, entre de bonnes mains elle me confie.

 

Un jour prochain la froideur de ces matins s’évaporera sous le soleil levant telle la brume des fins de nuits…

Morphée est là… mes paupières sont lourdes et demain tout recommencera. J’ai très froid.

Tout s’arrête. Eternel recommencement. Des larmes et du silence. J’ai froid. Demain ma réalité m’attend… Que mes mots me libèrent, que l’Art sauve l’humanité, mon humanité…

 

"Ma vie. Trois points de suspension... Suspension du temps... Et parenthèse. Une majuscule, un nouveau départ et une parenthèse... Enfin trois points de suspension... Et la vie jusqu'à la mort..."

Par Arachnea - Publié dans : Textes En Vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 03:44

Et l’ange expira son dernier souffle dans les bras de son démon assoiffé de sang et de vengeance… Et ce jour là tout a changé… J’ai changé… Et rien ne sera jamais plus comme avant… Maudits soient ceux qui se présenteront au travers de mon chemin !

***

L'Amour et l'Amitié n'ont d'Universel que la Décéption, la Trahison et la Désillusion qui parachèvent incontestablement chaque relation...

***

De feu et de sang votre enfer sera mon paradis...

***

Fantasme la froideur de ta lame en moi... La douleur de ton étreinte... Et de nos ébats coulera le sang du désir... Celui de ton emprunte sur ma peau gravé pour l'Eternité...

***

Ma vie. Trois points de suspension... Suspension du temps... Et parenthèse. Une majuscule, un nouveau départ et une parenthèse... Enfin trois points de suspension... Et la vie jusqu'à la mort...

***

Tout s'arrête. Eternel recommencement. Des larmes et du silence. Des mots. Inutiles, futiles et ceux qui libèrent. Que l'Art sauve l'Humanité... Mon Humanité. Je sombre. Et tout s'arrête à nouveau...

 ***

Aimer une femme... Lui offrir son coeur en pâture, qu'elle dévore de ses dents acérées, léchant jusqu'à la dernière goutte de sang... Anesthésié par la passion, Souriant à cette douce agonie indolore... On murmure un dernier "Je t'aime" en expirant son dernier souffle... Aimer une femme, C'est mourir un peu plus à chaque fois...

***

Par Arachnea - Publié dans : Pensée Du Jour...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus